Ottawa (Ontario) – L’honorable Michelle Rempel Garner, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Immigration, a fait la déclaration suivante :
« Voici sept points que toute personne rédigeant ou rendant compte du Plan des niveaux d’immigration devrait examiner aujourd’hui :
1.) La présentation d’un ensemble de cibles dans le Plan des niveaux d’immigration d’aujourd’hui, mais une hausse des seuils dans le rapport sur les niveaux d’immigration (le document complémentaire qui sera déposé dans les semaines à venir)
L’année dernière, les libéraux ont annoncé une « réduction » à 380 000 résidents permanents dans leur Plan des niveaux d’immigration. Mais au-delà de ce chiffre annoncé, ils ont mis en place deux programmes parallèles visant à accorder la résidence permanente à jusqu’à 148 000 personnes supplémentaires sur deux ans. Ce qu’ils avaient présenté comme une réduction dans le Plan des niveaux d’immigration. s’est donc avéré être une hausse. Attendez-vous à la même manœuvre aujourd’hui.
2.) Informations et graphiques trompeurs
Le gouvernement a récemment publié un graphique montrant une forte baisse du nombre de nouveaux résidents permanents. Mais lorsqu’on examine ces données de près, elles révèlent une réalité bien différente : 40 155 nouveaux résidents permanents en août 2026 contre 26 080 en décembre et un chiffre supérieur à celui de certains mois de 2024. Pour donner cette impression, les totaux mensuels de 2026 ont été répartis en trois barres distinctes. Méfiez-vous des graphiques tout aussi trompeurs qui pourraient figurer dans le plan présenté aujourd’hui.
3.) Fixer des objectifs, puis délivrer bien plus de permis que prévu
Au cours de trois des cinq dernières années, si l’on se base sur les chiffres réels, le gouvernement a dépassé son propre objectif en matière de résidents permanents. En 2026, le gouvernement avait prévu 385 000 nouveaux résidents temporaires et a délivré plus de 950 000 permis (120 000 travailleurs étrangers temporaires, 230 000 permis d’études, 603 000 activations du PMI). En 2026, le gouvernement avait prévu 60 000 travailleurs étrangers temporaires et a délivré plus de 120 000 permis. En 2026, le gouvernement avait prévu 170 000 permis de travail dans le cadre du Programme de mobilité internationale et en a délivré plus de 600 000. On peut s’attendre à ce que le Plan des niveaux d’immigration reste muet sur cette question.
4.) Affirmer que les seuils d’immigration sont en baisse alors que les chiffres restent historiquement élevés
Dans le texte du Plan des niveaux d’immigration publié aujourd’hui, on peut s’attendre à ce que les libéraux comparent les chiffres actuels à ceux de la période 2022-2024, plutôt qu’à la capacité réelle en matière de logement, de soins de santé et de marché du travail. On peut s’attendre à ce que les seuils d’immigration restent à des niveaux historiquement élevés et dépassent la création d’emplois ainsi que l’offre en matière de logement et de soins de santé.
5.) Des quotas fixés sans tenir compte de la création d’emplois, de la situation du logement et des capacités du système de santé
On peut s’attendre à un écart entre les quotas annoncés par les libéraux, leurs affirmations selon lesquelles ces quotas sont viables, et les statistiques réelles concernant l’emploi, la santé et le logement au Canada.
- Emploi : Les Canadiens ont perdu 68 000 emplois à temps plein en septembre, alors que le gouvernement a autorisé l’arrivée de plus de 120 000 travailleurs étrangers temporaires.
- Logement : Le département du Logement du gouvernement lui-même admet que la demande liée à l’immigration est un facteur de la pénurie de logements, et que son objectif en matière de logement ne sera pas atteint au cours de cette décennie.
- Soins de santé : Le délai d’attente médian pour un traitement est de 28,6 semaines. Au moins 23 746 Canadiens sont décédés en attendant de recevoir des soins l’année dernière.
6.) Erreurs de comptage
On peut s’attendre à ce que les mesures actuelles n’arrivent pas à remédier à l’incapacité du gouvernement à recenser et à suivre les personnes qui entrent et sortent du pays, ce qui contribue encore davantage à l’inexactitude des chiffres. Par exemple, en septembre, Statistique Canada a ajouté environ 240 000 résidents temporaires à une estimation qu’il avait publiée à peine trois mois plus tôt. Au total, Statistique Canada a constaté qu’environ 300 000 personnes supplémentaires vivaient au Canada par rapport aux chiffres précédemment recensés.
7.) Les visas expirés ne sont pas pris en compte dans les seuils
Selon la CBC, jusqu’à 2,1 millions de personnes pourraient se trouver au Canada avec un visa expiré ou sur le point d’expirer en 2026. Le gouvernement fédéral n’a pas présenté de plan visant à les renvoyer. On peut s’attendre à ce que ces chiffres n’aient pas été pris en compte par le gouvernement fédéral lors de la fixation des quotas.
« Les conservateurs ont clairement exprimé ce que nous souhaitons voir dans le Plan des niveaux d’immigration présenté aujourd’hui :
- les seuils doivent être considérablement réduits pour s’aligner sur les capacités en matière de logement, de soins de santé et d’emploi;
- les seuils d’immigration ne doivent pas être fixés au profit d’investisseurs fortunés qui tirent profit d’une main-d’œuvre étrangère inépuisable, au détriment des immigrants et des travailleurs canadiens;
- les objectifs doivent être fixés en fonction des capacités réelles en matière de logement, de soins de santé et d’emploi;
- le gouvernement doit publier des données complètes et honnêtes, et non des graphiques conçus pour flatter ses arguments de vente et des chiffres qui s’effondrent trois mois plus tard. »